ar essence, la mort est rancunière. Depuis 1981, elle avait un compte à régler avec Maître Robert Badinter qui, obtenant l'abolition en France de la peine capitale, lui avait ôté le pain de la bouche, la privant de proies que l'ancienne législation l'autorisait à déguster. Elle s'est vengée 43 ans plus tard en fauchant son rival dans sa quatre vingt seizième année.

Robert Badinter est né à Paris le 30 mars 1928 de parents juifs, Samuel, dit Simon, Badinter et Shiffra dite Charlotte, Rosenberg originaires de Bessarabie. Ils ont été naturalisés français en janvier 1928. Leur fils, Robert a donc la nationalité française. De 1936 à décembre 1940, il étudie à Paris au lycée Janson de Sailly. Son père est arrêté par la gestapo le 9 février 1943 lors de la rafle de la rue Sainte Catherine, à Lyon. Déporté, il meurt peu après au camp d'extermination de Sobibôr. De mars 1943 à août 1944, Robert Badinter trouve refuge, avec sa mère et son frère Claude, à Cognin près de Chambéry. Après la Libération, il effectue des études supérieures à l'université de Paris et obtient une licence de droit et une licence de lettres complétées par une maîtrise en art à l'université Columbia de New York. Rentré en France, il s'inscrit au barreau de Paris. Un fait divers tragique va avoir une influence capitale sur la suite de sa carrière : la prise en otages par Claude Buffet et Jérome Bontems d'un surveillant et d'une infirmière à la centrale de Clairvaux. Buffet égorgea seul les deux otages mais le jury ne fit pas de différence et envoya les deux hommes à la guillotine. Cette condamnation — le fait qu'une personne qui n'avait pas tué puisse être tuée par la justice — révolta Robert Badinter car elle allait au-delà même de l'antique loi du talion. C'est à partir de cette exécution qu'il devint un partisan déterminé de l'abolition de la peine de mort. A l'apogée d'une brillante carrière politique, c'est en qualité de garde des sceaux qu'il présenta et fit voter la mise au rencart de la guillotine.

L’abolition de la peine de mort dans le monde constituait un sujet capital pour Robert Badinter. Il considérait que c’était une décision courageuse de la part du Conseil national de la Résistance iranienne et de sa présidente élue, Maryam Radjavi, d’avoir placé l’abolition de la peine de mort dans son programme en dix points pour l’Iran libre de demain. Il a participé en tant que sénateur en 2007 à l’acte de fondation du Comité Français pour un Iran démocratique (CFID) par son collègue Jean Pierre Michel. Le CFID a accueilli au Sénat des années plus tard une délégation du CNRI accompagnant Mme Radjavi et Danielle Mitterrand pour la journée internationale des Droits de l’Homme.

 

 

 

 

Vaste soutien des maires de France à la Résistance iranienne

Le 19 janvier dernier, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux qui s’est tenue au siège de la Résistance iranienne à Auvers-sur-Oise, Maurice Boscavert, maire de Taverny et président du Comité des maires de France en défense d’Achraf…

Une visite amicale: Jean-Pierre Muller

Le samedi 10 avril 2010, M. Jean-Pierre Muller, maire de Magny-en-Vexin et vice-président du conseil général du Val-d’Oise, accompagné par une délégation de conseillers municipaux, a rencontré dans sa résidence d’Auvers-sur-Oise la présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi…

Une vie au service du droit: François Colcombet, cofondateur du CFID

Sa silhouette est familière aux amis de la Résistance iranienne à laquelle il apporte un soutien sans faille depuis de nombreuses années. Abonné au panel de la plupart des conférences organisées pour la défense d’Achraf ou pour la dénonciation des…

Une tête et un coeur: Jacues Attali

Les amis de la résistance iranienne et les défenseurs des résidents d’Achraf viennent de recevoir un renfort de poids en la personne de Jacques Attali, éminente personnalité aux multiples talents, ancien conseiller particulier du président François Mitterrand. Né à Alger,…

Une rencontre amicale avec des élus du Val d'Oise

Le 11 septembre 2010, à l’occasion de la fin du ramadan, les maires et élus de 24 communes du Val d’Oise, solidaires de la Résistance iranienne et de la cité d’Achraf, se sont rendus à l’invitation de Mme Maryam Radjavi…

Une parlementaire lucide et courageuse: Michèle de Vaucouleurs, députée des Yvelines

Elle préside le Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) qui regroupe des députés de différentes sensibilités politiques. Ceux-ci considèrent que l’amélioration de la situation des droits de l’homme en Iran doit être un facteur incontournable dans tout développement de…

Une nouvelle présidence

En raison du décès de Maurice Boscavert, fondateur et premier président du Comité des maires de France en défense d’Achraf, la présidence de cette organisation sera désormais assurée conjointement par Jean-Pierre Muller et Jean-François Legarec, maires respectifs de Magny-en-Vexin et…

Une lettre émouvante

Madame Marie-Louise Aspillaga, ancienne institutrice et directrice d’école est décédée l 16 août 2018 à Chambly à l’âge de 76 ans. A l’occasion du troisième anniversaire de l’exécution par le régime des mollahs de son fils Raman, Madame Massoumeh Bolourchi…

Une grande voix du barreau s'est tue: Décès de Maître Thierry Lévy

Maître Thierry Lévy qui vient de s’éteindre à l’âge de 72 ans, victime d’un cancer, fut avec ses confrères Maîtres Marie-Laure Barré, Patrick Baudouin, William Bourdon, Bernard Dartevelle, Henri Leclerc, François Serres et feu Mario Stasi, l’un des avocats qui…

Une flamme s'est éteinte: Régine Deforge n'est plus

La littérature française vient de perdre l’un de ses fleurons en la personne de Régine Deforges, décédée à l’âge de 78 ans le 3 avril 2014, à l’hôpital Cochin où elle avait été admise à la suite d’une crise cardiaque.…