Située à mi-chemin entre Bagdad et la frontière de l’Irak avec l’Iran, la cité d’Achraf rassemble les membres du principal mouvement démocratique d’opposition au régime islamique intégriste des mollahs iraniens, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

Créée en 1965 pour s’opposer au régime dictatorial du Chah, l’OMPI n’a pas accepté le principe de la souveraineté absolue du religieux imposé par l’ayatollah Khomeiny après sa prise de pouvoir en 1979. Elle a été mise hors-la-loi et ses membres, déclarés « ennemis de Dieu », sont tous passibles de la peine de mort. Plus de 120 000 ont été exécutés dont 30 000 durant la seule année 1988.

L’OMPI prône un Islam tolérant en accord avec son temps et une société moderne basée, entre autres, sur l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de la personne humaine, la liberté de pensée et la coexistence pacifique avec les autres nations conformément aux règles et conventions internationales.

Le régime iranien ne ménage ni ses efforts ni son argent pour tenter d’anéantir son opposition qu’il s’efforce de diaboliser ou de faire passer aux yeux des Occidentaux pour quantité négligeable. Profitant du choc causé par les événements du 11 septembre 2001, il a réussi à la faire inscrire sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis et d’autres pays, dont ceux de l’Union Européenne. Il a fallu une trentaine de procès, tous gagnés, pour que la Grande Bretagne puis l’Union Européenne retirent l’OMPI de leur liste noire. Après huit ans d’instruction, l’accusation de terrorisme lancée en France contre les membres du Conseil National de la Résistance iranienne après la rafle du 17 juin 2003 s’est terminée par un non-lieu délivré par le juge anti-terrorisme, reconnaissant à la Résistance iranienne le droit de s’insurger contre un régime autoritaire et répressif.

Après avoir subi toute une série d’échecs sur la scène internationale, amoindri par les sanctions de l’ONU et voyant ses principaux alliés mis à mal par le Printemps arabe, le régime iranien, avec l’aide inconditionnelle de son fidèle valet, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki concentre tous ses efforts pour tenter d’anéantir les Achrafiens. Il bénéficie de la complicité tacite des Américains qui lui ont livré le camp le 1er janvier 2009, oubliant délibérément les promesses écrites de protection données en 2003 à tous les résidents en échange de leurs armes. Depuis cette date, les forces armées irakiennes imposent un sévère blocus au camp d’Achraf, bloquant les approvisionnements en nourriture et en carburant, empêchant les malades de recevoir des soins à l’extérieur, brouillant les communications et torturant moralement les résidents au moyen de 300 haut-parleurs qui déversent jour et nuit insultes et menaces. Par deux fois, en juillet 2009 et en avril 2011, elles ont fait irruption dans le camp, frappant, ébouillantant, fusillant, écrasant hommes et femmes, faisant une cinquantaine de morts et des centaines de blessés.

L’ultimatum du premier ministre irakien enjoignant aux Achrafiens de quitter leur base avant la fin de l’année laisse craindre le pire. Tous ont déposé une demande d’asile politique auprès du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU), mais les autorités irakiennes font obstacle à la tenue des entretiens individuels préalables à l’obtention de ce statut.

Que se passera-t-il au 1er janvier 2012 après le départ des troupes américaines ? Les résidents seront-ils transférés de force à la prison d'Al-Mothanna à Bagdad, comme le prévoient les autorités irakiennes, obéissant aux ordres des mollahs ? De très nombreuses personnalités et organisations s’en inquiètent et font campagne afin que cette date butoir soit repoussée suffisamment pour permettre au HCR de faire son travail. Elles demandent aussi à l’ONU de placer Achraf sous son pavillon et d’y envoyer un contingent de casques bleus.   

Vaste soutien international pour la défense d'Achraf

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Depuis que les Américains ont cédé, en janvier 2009, le contrôle de la cité d’Ashraf aux forces de sécurité irakiennes, celles-ci lui imposent un véritable blocus, interdisant l’entrée du camp aux familles venues rendre visite à leurs proches. Un groupe…