L’ordre est venu de Khamenei, le Guide suprême iranien, qui a chargé Qasem Soleimani, le chef de la force Qods de donner à Maliki, le premier ministre irakien, l’ordre d’attaquer Achraf pour en exterminer la centaine de résidents qui s’y trouvaient encore conformément aux accords passés entre la MANUI et le gouvernement irakien. Soleimani s’est rendu en Irak le 27 août et a rencontré Maliki à 22h30.

 

Une préparation minutieuse

 

Les détails de l’opération ont été réglés la veille de l’attaque, le 31 août, au commissariat de police de Khalis, au cours d’une réunion rassemblant le chef de la police de Diyala, le commandant des opérations de Diyala, le commandant de la cinquième division installée à Diyala et le commandant des forces de protection d’Achraf. Ils étaient accompagnés notamment du général d’état-major Ragheb Hamid Abbas, chef de la police fédérale de Diyala, du colonel Anouar Chemari, commandant de la force SWAT à Diyala et du directeur de la police de Khalis, Ghassan al-Khadran. Le général de corps d’armée Ali Gheidan, commandant des forces terrestres de l’armée irakienne a suivi la réunion par téléphone. Le lendemain, c’est sur son ordre que l’attaque sera déclenchée.

 

Quelques heures auparavant, huit spécialistes en explosifs du cabinet du premier ministre sont arrivés de Bagdad à bord de taxis des organes de sécurité irakiens. Ils avaient été précédés par quatre agents de renseignement irakiens sous le commandement de Heydar Azab venus repérer les lieux.

 

Les tueurs en action

 

Sur les conseils de l’ambassadeur du régime iranien à Bagdad, le général Chemari s’était fait délivrer par un juge de Khalis un mandat d’entrée à Achraf pour ses hommes et pour lui-même afin que la tuerie ait un caractère juridique.

 

L’unité opérationnelle était constituée des forces spéciales SWAT équipées de colts de calibre 9 mm avec silencieux, de menottes métalliques et de lanières. Dès leur entrée en action, à l’aube du premier septembre, les assaillants ont tiré sur la plupart des gens qu’ils ont vus et les ont achevés d’une balle dans la tête. Ils ont lié les mains de certaines de leurs victimes avant de les regrouper et de les fusiller. Pénétrant dans la clinique, ils ont achevé les 9 blessés qui s’y trouvaient. Le bilan final est très lourd avec 52 morts et 7 personnes prises en otages avec le risque d’une extradition vers l’Iran. Les agresseurs s’en sont pris ensuite aux bâtiments et à leur contenu ainsi qu’aux véhicules  qu’ils ont fait sauter avec des charges de plastique munies de détonateurs à retardement, occasionnant pour plus de dix millions de dollars de dégâts.

 

Félicitations et condamnations

 

Le régime iranien s’est félicité du massacre et tenté de l’imputer à des organisations fantômes afin d’innocenter Maliki. Celui-ci a parlé d’affrontements entre les Moudjahidine et nié toute responsabilité de sa part, ce que contredisent les observateurs de l’ONU, venus le 2 septembre dénombrer les cadavres et en rendre compte à leur hiérarchie. La communauté internationale et de nombreuses ONG ont vivement condamné la tuerie. La Résistance iranienne a appelé le gouvernement américain et le Conseil de sécurité de l’ONU à former une mission d’enquête internationale, loin de l’ingérence du gouvernement irakien qui est le principal coupable, pour identifier et traduire en justice les responsables du massacre. Quant au Département d’Etat américain, il est intervenu pour permettre l’évacuation sur Liberty des quelques rescapés du carnage. Aucune action concrète n’a encore permis de faire libérer les sept otages. 

 

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