La Résistance iranienne vient de perdre l’un de ses plus anciens et de ses plus fidèles compagnons de route en la personne de Claude Cheysson, décédé le 15 octobre 2012 à l’âge de 92 ans.

L’étudiant brillant

Né à Paris le 13 avril 1920, Claude Cheysson fut élève du Collège Stanislav puis de l’Ecole polytechnique dont il sortit, diplômé, en 1942. Après la guerre, d’octobre 1946 à décembre 1948, il reprit des études à l’Ecole Normale d’Administration.

Le combattant volontaire

Dès sa sortie de polytechnique, Claude Cheysson s’engagea volontairement pour une durée de cinq ans dans ce qui restait de l’armée française après l’armistice du 22 juin 1940 : une force de transition composée, en métropole, d’une centaine de milliers d’hommes. D’abord autorisée par l’Allemagne, elle fut dissoute sur l’ordre d’Hitler, le 27 novembre 1942. Démobilisé, Claude Cheysson ne renonça pas à prendre les armes. Le 31 octobre 1943, il réussit à franchir la frontière espagnole. Quelques temps emprisonné, il parvint à rejoindre Casablanca et s’engagea, le 11 février 1944, au 12ème régiment de chasseurs d’Afrique. Officier de char au sein de la 2ème DB, il gagna l’Angleterre en Avril 1944 puis débarqua en France au mois d’août suivant. Ses brillants états de service durant la campagne de Normandie, la bataille de Paris, les campagnes des Vosges et d’Alsace furent récompensés par trois citations et la Croix de Guerre 1939-1945.

Le diplomate et le conseiller.

Durant sa longue carrière, Claude Cheysson fut un diplomate hors normes portant une attention particulière aux pays dits « du tiers-monde » en Afrique et en Asie. On le vit successivement observateur en Palestine, conseiller à la présidence du gouvernement du Viet Nam, membre de la conférence de Genève sur l’Indochine, secrétaire général de la commission de coopération technique en Afrique, Lagos, Nairobi, directeur général de l’Organisme saharien en poste à Alger, PDG de la Compagnie des potasses du Congo.

De juin 1954 à mars 1955, Pierre Mendès-France, alors Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères en fit son chef de cabinet. Conseiller technique au cabinet d’Alain Savary, secrétaire d’Etat chargé des affaires Marocaines et tunisiennes, il démissionna en même temps que lui à la suite du détournement de l’avion de Ben Bella. De juin 1966 à janvier 1969, Claude Cheysson occupa le poste d’ambassadeur plénipotentiaire en Indonésie.

L’homme d’Etat

 Commissaire européen chargé des relations avec les pays en voie de développement, à partir du 6 janvier 1973, Claude Cheysson quitta ce poste le 21 mai 1981, à la suite de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, pour devenir ministre des Relations extérieures (anciennement Affaires étrangères) dans quatre gouvernements successifs présidés par Pierre Maurois pour les trois premiers et par Laurent Fabius pour le quatrième. Il fut ensuite commissaire européen chargé de la politique méditerranéenne et des relations Nord-Sud puis député européen du 25 juillet 1989 au 18 juillet 1994.

L’ami de la résistance iranienne

 C’est en tant que ministre des Relations extérieures que, le 7 juillet 1981, Claude Cheysson fut informé, à 4h du matin, de l’arrivée sur le territoire français, d’un avion militaire iranien avec à son bord le chef de la résistance à la théocratie au pouvoir à Téhéran, Massoud Radjavi. Après consultation et avis favorable de François Mitterrand, l’avion fut autorisé à atterrir. A partir de ce jour, Claude Cheysson qui ne pouvait pas supporter de voir l’Iran, dont il connaissait la culture et la civilisation millénaires, gouverné par des barbares intégristes s’engagea courageusement aux côtés de la Résistance iranienne, joignant sa voix à celles de l’Abbé Pierre, Danielle Mitterrand, Lucie et Raymond Aubrac pour dénoncer la rafle du 17 juin 2003 qui avait voulu sacrifier les opposants iraniens sur l’autel de la complaisance avec les mollahs.

Qu’il repose en paix

Les obsèques de Claude Cheysson ont eu lieu le samedi 27 septembre au cours d’une cérémonie solennelle à l’église des Invalides, en présence de Maryam Radjavi la présidente élue de la Résistance. Dans son oraison funèbre, Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien évoqua la longue amitié qui le liait au disparu, leurs préoccupations communes et les circonstances qui, à plusieurs reprises, firent se croiser leurs chemins.   

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